Test – Star Fox Zero : Un retour en arrière pour la licence

Les promesses qui nous ont été vendu avec la Wii U ont bien eu du mal à se concrétiser, c’est donc pour cela que chaque exclusivités qui arrive sur cette machine est attendu au tournant par les joueurs. C’est le cas notamment de Star Fox Zero qui a bien eu du mal à nous convaincre lors de ses premières apparitions. Mais l’envie de revoir cette licence un peu oubliée dans les cartons et surtout avec PlatinumGames aux commandes, cela nous laissait quand même un peu d’espoir.

starfox-zero-head

Oui, ce n’est pas super beau

Autant le mettre tout de suite derrière nous car après tout c’est la première chose qui va nous frapper à la tête, c’est que Star Fox Zero est loin d’être une merveille sur le plan graphique. Les mauvaises langues pourront même dire que c’est laid et entre nous, ils n’auront pas tout à fait tord même s’il faut un peu nuancer les choses. PlatinumGames n’a jamais été un studio réputé pour ses prouesses techniques, mais leurs jeux possédaient toujours une certaine aura qui se reflète dans leur direction artistique. Pour Star Fox Zero on est largement loin du compte et cela se concrétise par des environnements désespérément vides par moment et qui font vraiment peine à voir, sans parler de la modélisation cubiques des ennemis.

Bon d’accord, on pourrait y voir un hommage aux anciens jeux de la série, mais même là il serait difficile d’excuser le manque de fluidité durant les combats ou contre des boss qui ont un peu trop tendance à abuser des explosions. Quelques niveaux arrivent encore à se dépêtrer quand on se trouve dans un endroit avec un peu plus de verdure, mais en dehors de ça cela fait vraiment de la peine à voir. Et c’est un constat qu’on va également pouvoir émettre envers le design robotique de nos adversaires qui se trouve être vraiment quelconque. On peut comprendre que la console ne permet peut-être pas d’afficher des textures trop lourdes dans un jeu d’action où la vitesse d’exécution est primordiale, mais cela ne justifie clairement pas le manque d’inspiration qu’on ressent tout au long du jeu.

Certains environnements sont désespérément vides

Certains environnements sont désespérément vides

Asyméquoi ?

Cela faisait un petit moment que le fameux gameplay asymétrique de la Wii U a été relégué au rang des idées abandonnées sur le bord de la route. Mais voilà qu’on nous le ressort dans le cadre de Star Fox Zero en nous obligeant d’avoir une vue de cockpit sur l’écran du GamePad et celle du vaisseau sur l’écran de télévision, voire inversement si vous souhaitez changer ça en appuyant simplement sur un bouton. L’idée va donc être d’avoir une vue d’ensemble sur un seul écran, tandis que l’autre servira à une vidée beaucoup plus précise et qui peut être manié avec l’aide du gyroscope. Cette fausse bonne idée demandera tout de même un temps d’adaptation mais one se rend vite à l’évidence que cela fonctionne vraiment bien durant les phases en Airwing et lorsqu’on est dans une phase sur rail.

Par contre cela coince déjà un peu plus quand on doit s’engager dans un passage en « combat ciblé », c’est-à-dire qu’on nous lâche dans une arène ouverte et qu’on doit se mouvoir à 360 degrés pour courir après des ennemis. C’est d’ailleurs à ce moment là qu’on découvre toutes les limites du gyroscope et cela malgré la possibilité de le recentrer à tout moment avec la touche Y. À ce moment on décide rapidement de passer dans le menu de pause pour le désactiver, même s’il faudra se le farcir quand on effectue un ciblage sur les appareils adverses. C’est d’ailleurs un problème qui va nous percuter dès qu’on commence à appréhender les transformations en véhicules et qui sont parfois nécessaires dans plusieurs niveaux.

Il sera à tout moment possible de passer de l’Airwing au Walker, une sortie de machine bipède qui nous permettra de varier un peu les phrases d’action et de parfois passer par des passages inaccessible en vaisseau. Comme durant le premier boss du jeu, dans lequel on peut entrer par une ouverture pour le détruire de l’intérieur. Malheureusement c’est durant ces moments que la vue en cockpit devient vraiment exécrable, au point que cela en devient pénible et frustrant quand on doit obligatoirement abandonner notre Airwing. C’est même d’autant plus vrai lorsqu’on découvre le Landmaster, un genre de tank terrestre qui possède une fonction de vol qui épuise très rapidement notre jauge d’énergie. Son maniement est assez intuitif mais très lourdaud quand on doit l’utiliser dans un niveau sur rail, mais c’est une catastrophe de maniabilité lorsqu’on doit le diriger dans une arène ouverte.

En contrepartie la dernière transformation sous forme du Gyrowing, un genre d’hélicoptère, est d’une aisance saisissante et vraiment très agréable. Il sera possible avec cet engin de lâcher un petit robot qu’on va pouvoir contrôler pour pirater des ordinateurs, pour ainsi désactiver des alarmes ou des faisceaux de surveillance. Dans les rares moments où il sera nécessaire d’utiliser le Gyrowing, le problème viendra surtout du grand manque d’intérêt de ces niveaux. Il sera question d’y effectué une pseudo infiltration dans une base qui ne possède aucune logique dans son level design et où l’on passe notre temps à se perdre. On comprend que ces niveaux ont été mis en place pour casser un peu la routine du jeu, mais on s’en serait clairement passé, tellement on s’y ennuie.

Quand l'engin est maniable, c'est la mission qui est sans intérêt

Quand l’engin est maniable, c’est la mission qui est sans intérêt

Barrel roll dans le vide

Heureusement les phrases en Arwing sont majoritaires, même s’il va falloir se farcir quelques boss en Walker, avec toute l’imprécision du ciblage qui en découle. Et pourtant les passages sur rail sont loin d’être très nombreux, alors qu’ils sont clairement les plus intéressants. En tout cas si on les compare au reste du jeu, mais cela n’enlève pas le fait que l’action de Star Fox Zero reste plutôt moue et que la frénésie à laquelle on étant en droit de s’attendre, n’arrive jamais. C’est d’autant plus dommage que le jeu possède une bonne courbe de difficulté, même si cela incombe souvent à des problèmes de gameplay, bien plus qu’à une nécessité d’avoir de la dextérité.

Pour ce qui est de la durée de vie, cela va grandement varier selon vos talents pour traverser la campagne principale mais aussi en fonction de vos ambitions. Car si en ligne droite il suffira de trois à quatre heures pour se farcir le jeu une première fois, il reste toujours le besoin de récolter toutes les médailles dans les stages et d’y imposer notre meilleur score. Évidemment, il y aura aussi la possibilité de dénicher des chemins alternatifs qui nous ouvriront la voie vers des niveaux secondaires. C’est en tout cas l’idée sur le papier, mais la plupart de ces tableaux cachés seront en faite très courts et même chronométrés par moment, en plus d’être très souvent une réutilisation des boss ou des environnements, mais avec une difficulté légèrement accrue. D’un point de vue contenu, avec le déblocage d’un mode arcade après avoir terminé le jeu une première fois, il faut avouer que Star Fox Zero a de quoi se laisser aborder, en tout cas pour les utilisateurs qui auront le coeur de s’y investir.

 

En conclusion

Même s’il n’est pas complètement décevant, ce Star Fox Zero nous laisse sur une note pas forcément très positive. La faute en revient principalement à vouloir nous imposer une vue asymétrique, qui est amusante durant les phases en Airwing, mais qui se montre comme une vraie plaie quand il s’agit d’être obligé de contrôler un autre type d’engin. Le comble étant que le gameplay sur deux écrans à forcer les développeurs à devoir raboter sur les aspects techniques du jeu, qui pour le coup nous offre un rendu visuel datant presque d’une autre époque. Il aurait été possible de fermer les yeux là-dessus si seulement le reste du jeu aurait tenu la route, mais face à des ralentissements et des phases d’action bien trop molles, c’est déjà plus difficile. Ce n’est pas l’hécatombe et il y a vraiment moyen de s’amuser, mais il ne faut pas s’attendre à ce que la série atteigne son apogée avec cet épisode.

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