Test – Stick it to the Man

Quand on pénètre l’univers de Stick it to the man il faut s’attendre à ne pas en ressortir indemne. Préparez vous pour un voyage humoristico-psychologique aux portes de la folie en compagnie de Ray, un héros qui n’en a que l’appellation. Ce denier peut à loisir lire les pensées de ses comparses, pour le pire ou le meilleur? Réponse Freudienne.

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Parappa the sticker

Comme tout héros, Ray n’est pas né avec des supers pouvoirs. Il aura gagné sa place au panthéon des êtres supérieurs en se prenant un énorme conteneur sur la tête. Et oui même si Stick it to the man possède son univers propre, il respecte néanmoins nombres de codes liés au jeux vidéo ou aux bande dessinées en général. Après un coma et des kilomètres de bandelettes autour du crâne, il se rend compte qu’il a un bras qui lui dépasse du crane et qui lui permet de fouiller pénard dans le cerveau des autres. Sympathique. Détail de choix, il est le seul à le voir, il peut donc se promener dans la tête de son entourage en toute impunité. Comme toute mythologie de héros, Ray aura à ses trousses une compagnie de bad guys qui voudront savoir ce qu’il lui est arrivé. Un bon, des brutes, l’histoire est lancé. Le style du jeu est très cartoonesque de par son coté carton découpé et couleurs criardes. L’ambiance est également unique, le monde du jeu est proche de notre monde de fou à nous mais contient quelques différences qui en font l’antre de la folie!

Les personnages sont également hauts en couleurs avec une personnalité propre et des caractères bien trempés. On pourra rencontrer des mafieux, des cannibales, des cuistots, des savants fous, des professeurs et autres fous en tous genres. On pourra également tomber sur des êtres plus ectoplasmiques comme des fantômes. Se balader dans le dédale de leurs pensées tordues s’avère être très drôle mais pas seulement, en effet cela est une des parties du gameplay de collecter leurs autocollants. Les stickers des personnages représentent leurs pensées aux formes et couleurs variées et souvent approximatives. Ces même stickers serviront par la suite d’armes ou encore à la manière d’un professeur Xavier à insuffler des idées dans l’esprit d’autres personnages, c’est bon vous me suivez toujours? A partir de la il va falloir s’accrocher car la progression est aussi tordue que le plot de cette histoire, l’intrigue avance dans tous les sens et il est parfois compliqué de s’y retrouver! Mais bon en même temps il est très logique de devoir arracher les dents d’un crocodile pour les insérer dans la tête d’un personnage non? Vous y mettez vraiment de la mauvaise volonté!

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Stick to my brain

Les incohérences seront souvent de mise et on se surprendra à tenter des choses incroyables pour s’extirper de situations dangereuses ou juste pour faire avancer l’histoire. La mécanique est assez répétitive, trouver un personnage qui à besoin de quelque chose, trouver ce qu’il convoite et le lui donner. Ensuite on aura aussi la variante, trouver un personnage, savoir ce dont il a besoin, le trouver mais ne pas pouvoir l’atteindre. Il faudra alors trouver un autre sticker pour avoir l’objet et le donner au personnage pour débloquer l’action ou juste pour activer une cascade d’événements pour satisfaire un autre personnage après avoir réglé les envies d’un premier. Clair? Limpide! Tout ce jeu n’est donc qu’une suite de rire, d’énigmes, de surprises et encore de rires. L’humour est le point le plus travaillé du jeu, plus que le gameplay à proprement parlé. Petit bémol qui fera retomber une partie du sourire du joueur, les interactions sont ultra simples et assez limitées. On a tout misé sur l’univers on vous à dit! Même si ils n’existent pas en tant que tel, le jeu est rempli de murs invisibles qui vous entraînent dans un couloir fait de suite d’événements dont on se retrouve finalement spectateur, dommage.

Heureusement la durée de vie vient sauver le tout de façon plus ou moins artificielle avec le non sens total de certaines énigmes tellement abracadabrantesques qui bloqueront les joueurs les plus sains d’esprit. Revers de la médaille, la rejouabilité est quasi-nulle, si ce n’est pour récupérer quelques objets oubliés au premier run. Cela n’en fait pas moins un jeu indépendant qui malgré être sorti dans l’ombre de grosses productions, mérite le coup d’œil ne serait-ce que pour son univers tellement barré que l’on se demande ce que consomment les développeurs. L’humour assuré par la galerie de personnages se doit d’être découvert au prix d’un gameplay quelque peu sacrifié sur l’autel de l’humour indépendantiste du jeux vidéo à petit budget. Les références geek, pop culture sont légions et titilleront la fibre comique des plus connaisseurs. Un jeu qui se doit d’être ancré dans votre tête si il en est.

 

En conclusion

En un mot comme en cent, Stick it to the man se collera dans votre crane via un bras rose qui sort de nulle part. Le temps de s’en rendre compte il est déjà trop tard, le rictus est déjà lancé. Les vannes et l’humour du titre vous mettent au défi de ne pas rire et il est vrai que la mayonnaise prend instantanément. Une fois de plus ce Stick it to the man prouve que le budget ne fait pas tout dans un jeu, et ça c’est une leçon que beaucoup de développeurs devraient prendre.

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