Test – Super Mario Maker : quand Mario se la joue Level Designer

coupdecoeur-petitL’approche d’un nouveau Mario sur une console de Nintendo est toujours un événement, mais dans le cas de Super Mario Maker c’est un peu plus particulier. L’éditeur fait en effet le pari que c’est la communauté qui va créer le contenu de son jeu, en mettant à disposition des joueurs tout un panel d’outils de création. Une méthode un peu singulière, mais qui a déjà prouvé par le passée que cela pouvait fonctionner.

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It’s me Mario, the number one

Ce qu’on peut laisser à Nintendo, c’est que la couleur est tout de suite annoncée avec Super Mario Maker. L’écran de démarrage très sobre ne nous laisse pas vraiment grand choix : créer ou jouer. Un simple clic sur l’écran du gamepad et nous voilà propulser dans l’éditeur de niveaux. De ce coté là pas de grande surprise puisque tout est vraiment pensé pour une utilisation optimale du stylet. Au point qu’on aura presque l’impression d’être retournée sur notre banc d’école, devant un petit Mario griffonné sur le coin de notre feuille quadrillé. C’est dans cette interface très simple qu’on dispose déjà d’un début et d’une fin de niveau. Pour le reste, il faut espérer de ne pas souffrir de la page blanche, car tout sera laissé à notre imagination.

Quand on parle d’un éditeur de niveau on s’imagine des outils bien trop compliqué pour le commun des mortels. Mais là il n’y a vraiment aucune crainte à avoir, car il suffit d’un seul coup d’œil pour savoir ce qu’on attend de nous. Au point qu’on se demande presque pourquoi il faut se farcir un tutoriel d’explications. Les éléments utilisables se trouvent sur le haut de l’écran, comme les blocs de pierre ou de pièces et il suffit de cliquer dessus pour sélectionner celui qu’on désir. Ensuite il faut appuyer à l’endroit où on veut le positionner. Dans le cas d’un tuyau par exemple, il suffira de laissé le stylet dessus pour voir apparaître des aides visuelles qui nous indiqueront dans quelles directions on peut le faire pivoter, voire pour l’allonger.

Il est donc très aisé de construire son niveau et ensuite de le sauvegarder. Surtout qu’il est possible à tout moment de l’essayer et d’y jouer, pour voir si notre construction fonctionne. Si cela n’est pas le cas, une simple pression sur un bouton et on revient dans l’éditeur. C’est presque étonnant de facilité et même un enfant pourra comprendre son fonctionnement. Il sera même possible à tout moment de choisir le thème de son niveau, comme l’intérieur d’un château ou un niveau sous l’eau. Le plus drôle étant de pouvoir switcher entre une esthétique tirée des premiers Super Mario Bros sur NES ou alors, avec un design plus actuel comme dans la série des New Super Mario Bros. Cela aura un impact direct sur la maniabilité puisque les mouvements de Mario ne seront pas forcément identiques.

Tellement simple de créer son niveau

Tellement simple de créer son niveau

Toujours plus de fun en ce monde

Basiquement le premier niveau qu’on va être amené à échafaudé sera d’une banalité affligeante. Bien entendu on peut se cantonné à des créations très classique, mais ce serait passé à coté de toutes les possibilités qui nous sont offertes avec Super Mario Maker. Les plus malins auront vite compris qu’un énorme terrain de jeu s’ouvre devant nous, mais surtout d’expérimentation. Car on peut librement disposer les éléments de base pour créer des parcours assez déjantés, mais la folie débute réellement lorsqu’on découdre que le jeu regorge d’interactions plus ou moins cachés. Avez-vous déjà vu un Goomba ailé géant et avec qui plus est une fleur piranha sur sa tête ? Nous non plus, mais c’est possible de le faire dans Super Mario Maker. Il est ainsi possible de créer des combinaisons assez évidentes en posant un objet sur un autre, comme une pièce sur un blocs, mais d’autres interactions risquent d’être bien plus surprenantes.

Dans ces conditions on ne peut que s’extasier devant toutes les créations qui vont émerger du cerveau en ébullition des joueurs. Les limites seront donc surtout d’ordre technique, même si peu d’utilisateurs risquent d’y être confrontés. À comprendre par-là que le nombre d’éléments affichable est restreint. Si la pose des blocs basiques est pratiquement illimitée, c’est un peu moins le cas pour les éléments interactifs qui sont réduit à seulement une centaine. Cela inclus les ennemis, comme les canons ou encore les plates-formes mouvantes. Mais si cela pourrait sembler comme un défaut majeur, c’est pourtant loin d’être le cas et cela n’aura que rarement un impact sur nos créations.

En revanche ce qui pourra se montrer un peu plus restrictif c’est que tous les éléments ne sont pas disponibles dès le départ. Nintendo a fait le choix de restreindre leur accès en les débloquant au fil des jours. Il faut passer au moins cinq minutes par jour dans le mode de création pour qu’un nouveau pack d’éléments apparaisse le jour d’après. Une façon de faire qui peut paraître légèrement saugrenue, mais qui trouve sa légitimité dans l’idée de vouloir donner aux joueurs l’envie de revenir sur le jeu assez régulièrement. C’est donc au bout de neuf jours que la totalité du contenu sera exploitable. Entre temps il faudra se contenter de fureté et de jouer dans les créations de la communauté. Ce qui ironiquement représente une grosse partie du jeu.

Vous pouvez construire des stages de fou

Vous pouvez construire des stages de fou

On mise tout sur vous, enfin presque

C’est drôle de pouvoir jouer dans son propre stage mais ce qui est encore plus marrant c’est de voir les réactions d’un autre joueur. En l’absence d’un mode deux joueurs, ce qui est toujours regrettable, il reste toujours le moyen de faire venir un de nos amis et le faire jouer en local. Mais notre plus grand plaisir sera surtout de le partager en ligne et de laissé la communauté juger de notre talent. Rien de bien compliqué puisque tout est vraiment fait pour que vous puissiez facilement partager vos réalisations. Après l’avoir sauvegarder sur votre console, il suffira de le publier en ligne. La seule vérification sera celle de devoir finir le niveau pour le valider. Ce qui est quand même la moindre des choses, il faut bien l’avouer.

Une fois nommé et installé en ligne, le niveau pourra vivre sa petite vie et les joueurs pourront à tout moment l’essayer. Bien sûr chaque niveau aura son identification afin de pouvoir le partager plus facilement avec ses amis. Le joueur est au début restreint à un partage de seulement dix niveaux, mais cela pourra être augmenté si les joueurs ont apprécié notre travail. Dans ce but on pourra attribuer une étoile au niveau qu’on aura aimé parcourir. Comme pour le Miiverse, il est même possible de laissé un commentaire pour donné notre avis et discuter avec les auteurs. La crainte est de vite se retrouver avec des milliers de création dont la qualité peut parfois être assez douteuse. C’est donc là qu’intervient ce système de notation qui devrait permettre de faire un tri parmi les niveaux les plus intéressants. Les filtres de recherches vont d’ailleurs dans ce sens en pouvant afficher les stages les plus populaires ou les mieux notés. On peut également suivre un utilisateur en particulier ou affiner la recherche selon notre envie du moment, comme la difficulté des niveaux qu’on souhaite parcourir.

Tout est vraiment fait pour nous donner un contenu conséquent et qui ne cessera pas de se renouveler. Pour l’écriture de cette critique nous avons pu nous essayer à une version qui nous donnait accès à des serveurs dédiés à la presse. Mais même dans ce cadre très restreint nous avons pu découvrir des niveaux très variés et qui regorgeaient d’idée vraiment folles et abracadabrantes. On n’ose à peine imaginer ce qu’une communauté encore plus large arrivera à créer.

Si la recherche d’un niveau dans une longue liste ne nous vous intéresse pas outre mesure, il est tout de même possible de se lancer dans le Défi 100 Mario. Globalement il va s’agir d’un mode qui va choisir aléatoirement un certain nombre de niveaux, en fonction de la difficulté choisie, et on aura une centaine de vies pour arriver au bout. Un mode équivalent est également accessible en solo, avec cette fois des niveaux déterminé par les développeurs et seulement dix vies, qui seront ensuite disponibles dans les niveaux de démos qu’on peut charger dans l’éditeur. Il s’agit là d’un moyen amusant de découvrir des niveaux au hasard, sans trop de prendre la tête.

 

En conclusion

Derrière son aspect de logiciel de création se cache en faite un jeu à part entière. Il serait facile de penser que Nintendo joue un peu trop la carte de la facilité, mais il suffit de prendre Super Mario Maker en main pour comprendre toute l’ingéniosité qui se cache derrière. L’éditeur se prend même le luxe de chambouler les bases d’un jeu tel que Super Mario Bros, en offrant la possibilité aux joueurs de créer des interactions inédites. Il est juste dommage de devoir passer plusieurs jours sur le jeu avant de pouvoir exploiter le plein potentiel de l’éditeur, mais on se contente largement avec le contenu solo. Et encore plus avec ce que nous offrira la communauté une fois que celle-ci sera bien installée.

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