Test – Super Mario Run : Un bon jeu de Mario sur iOS ?

On pourrait presque parler d’un événement historique, tellement l’annonce d’un jeu Mario en exclusivité temporaire sur les appareils mobiles d’Apple a été surprenante. Mais après le discret Miitomo et la déferlante de Pokémon Go, il n’est peut-être pas si étonnant de voir que Nintendo tente de capitaliser sur ses licences phares. L’éditeur n’est pas un débutant en ce qui concerne les jeux de plates-formes, et mettre en scène le plombier dans un Runner cela coulait presque de source.

On ne fait pas comme les autres

La première chose à mettre en évidence et qu’il est nécessaire de prendre cette fois en considération, c’est le prix de l’application. Avec le besoin de débourser 14.99$ (9,99€ pour l’Europe) pour acheter Super Mario Run, il est évident que cela peut clairement être un frein pour se l’offrir. Il faut peser le pour et le contre, notamment si le contenu pourra vraiment nous tenir en haleine durant plusieurs heures. Mais ce qu’il est primordial de savoir, c’est que l’application nécessite une connexion permanente afin de pouvoir être utiliser. Le jeu va régulièrement vérifier si l’appareil est toujours connecté en ligne et cela, afin de palier à d’éventuel triche. Cela limite donc un peu son utilisation, notamment pour ceux qui espéraient y jouer durant leurs trajets.

Avant de se lancer dans l’achat de Super Mario Run, il sera tout de même possible de l’essayer durant les trois premiers niveaux, ce qui laisse tout de même un bon aperçu de ce qui vous attend. En ouvrant ensuite votre porte-monnaie, vous aurez alors accès au vint niveaux restants, ainsi qu’aux défis en ligne. Par la même occasion, histoire de faire passer un peu plus facilement la pilule, on nous donne aussi quelques bonus pour décorer notre village de Toad, ainsi que des tickets pour participer tout de suite aux défis en ligne. Et autant dire que c’est justement ce dernier mode qui va donner de l’intérêt à Super Mario Run, puisqu’il suffira d’une heure ou deux pour terminer la vingtaine de niveaux principaux.

 

Mieux vaut parfois faire preuve de dextérité.

Toujours un peu plus

Comme on peut s’en douter, Super Mario Run intègre la philosophie habituel de Nintendo, en proposant un jeu en plusieurs couches. Il est possible de faire le jeu dans son intégralité très rapidement, mais il sera aussi possible de creuser un peu plus en courant après le challenge du 100%. Chaque niveau aura ainsi trois séries de cinq pièces, qu’il faudra ramasser en une seule fois. La première série de pièces roses demandera un peu de doigté, mais c’est réalisable sans trop de soucis. Pour les séries suivantes, il faudra cependant faire preuve de pas mal de timing, ainsi que d’une bonne mémoire car il faudra se souvenir d’où elles se trouvent. Mais de là à dire que cela sera suffisant sur le moyen terme, c’est un pas qu’on ne franchira pas. Seul les joueurs acharnés auront de quoi soulever un semblant de satisfaction, les autres en revanche resteront probablement sur leur fin.

Heureusement, si l’on peut dire ainsi, Super Mario Run se rattrape avec son semblant de mode multijoueur qui consiste à affronter le fantôme d’un autre utilisateur durant une course aux pièces chronométrée. Et c’est peut-être là que la magie de Nintendo opère le mieux, avec un mode dans lequel il est facile de perdre plusieurs heures. Le fameux « aller, juste encore une partie » s’enclenche et on tombe alors dans un gouffre sans fond. L’idée étant de ramasser plus de pièces que son adversaire, dans un niveau qui se répète dans une boucle sans fin, où l’enjeu sera de perdre ou de gagner de nouveaux Toads. Une sorte de carotte, qui en plus de nous débloquer de nouveaux éléments de décoration ou des personnages, fera grimper un compteur qu’on pourra pavaner devant nos amis.

Le joueur se retrouve ainsi récompensé par les risques qu’il prend, en plus d’avoir la satisfaction de réaliser une belle prouesse. Les règles diffèrent du coup un peu, comme avec une jauge qui se remplie au fur à mesure de notre collecte, pour ainsi lâcher sur nous une « pluie de pièces ». Tout est vraiment adapté pour qu’on y prenne un grand plaisir et qu’on quitte le jeu avec l’envie d’y revenir un peu plus tard. Taper des ennemis ou ramasser des champignons confèrent des pièces supplémentaires, et donc un meilleur pointage final. Même l’étoile d’invincibilité se voit affublé d’un rôle supplémentaire, puisqu’elle permet d’attirer les pièces lorsqu’on passe à coté, ce qui facilite considérablement notre tâche.

Quelques passages demandent de faire attention

C’est lui, Mario

Oui, c’est un peu facile de dire qu’un jeu de plates-formes Mario était prédestiné à sortir sous le format d’un Runner. Mais en laissant sur le bord de la route les questions qu’on se pose sur la pertinence du contenu et de son prix, on a tout de même entre les mains une application qui répond au doigt et à l’œil. Bien plus qu’un simple Runner où il faut seulement jauger les sauts, dans Super Mario Run on dispose d’un jeu dans lequel on retrouver une grande partie des mécaniques qui ont fait le succès d’un New Super Mario Bros. Rien qu’avec les sauts sur les murs et la toupie dans les airs, on ajoute une grande part de technicité. Malgré tout, même les plus jeunes pourront s’y adonner, puisque la prise en mains est plus qu’intuitive et que certains éléments ont été simplifiés. Comme le fait que le personnage monte par lui-même sur les ennemis.

 

En conclusion

Si l’on doit juger Super Mario Run sur la forme, il n’y aura pas grand-chose à en redire tellement celui-ci s’apparente à ce qu’on connait d’un bon New Super Mario Bros. Les mécaniques sont là et elles fonctionnent à merveille. La précision et l’exigence des sauts est toujours au rendez-vous, et cela malgré un concept très simplifié à cause de sa terre d’accueille que sont les appareils mobiles de la pomme. Ce qui sera un peu plus critiquable en revanche, c’est sont prix qui le catalogue dès le départ dans les applications les plus chers de la boutique en ligne d’Apple. Malgré une bonne relecture avec les pièces à ramasser, la vingtaine de niveaux disponible en solo ne justifie clairement par le prix auquel on essaye de nous le vendre. Heureusement, le jeu arrive à se rattraper avec un mode multi plutôt convaincant et qui nous accroche devant notre appareil pour de longues heures. La balance est donc entre deux mesures et il faut vraiment peser le pour et le contre. Mais pour le peu que vous n’ayez pas de consoles Nintendo, cela reste une très bonne alternative pour renouer avec la licence Mario Bros.

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