Test – Syberia : un classique du point & clic arrive sur console

Syberia est un de ces titres qui ont marqué les joueurs PC en 2002. Ce jeu d’aventure/exploration a une cote de popularité assez élevée qui n’a fait que perdurer à travers les années. C’est pour cela qu’il a eu droit à bien des adaptations sur différentes consoles comme la PS2, la XBOX, la DS et même sur smartphones et tablettes. Et le voilà qui arrive sur PS3. Oui mais, adapter un jeu vieux de douze ans sur une console HD en fin de vie, était-ce vraiment nécessaire ?

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Le retour d’un classique

Parler de Syberia, c’est parler de Benoît Sokal. Ce dessinateur dont on connait surtout la série d’albums des Enquêtes de l’inspecteur Canardo a plusieurs fois participé à la création de jeux vidéo. On se souviendra surtout de l’Amerzone et de Syberia. Cette petite parenthèse pour vous dire que la patte graphique de Sokal sera très présente dans cette aventure. Et en parlant d’aventure, celle-ci sera bien conséquente. L’histoire de Syberia tourne autour de Kate Walker, une avocate, qui doit finaliser le rachat d’une usine d’automates dans un petit village perdu. Manque de chance, la propriétaire vient de décéder et un héritier fait son apparition ce qui compromet la vente. Enfin, quand je dis apparition, c’est surtout sur le papier car tout le jeu tournera autour de ce fameux héritier, Hans, mais aussi de mammouths. Il faudra partir à la recherche de Hans dans les contrées gelées à bord d’un train piloté par un de ces fameux automates et l’entreprise sera longue, croyez-moi.

C’est vrai que Syberia est un grand classique des jeux d’aventure mais c’est aussi un gros problème. En fait, il faut comprendre que ces 12 années d’écart entre la version d’origine et cette version PS3 vont laisser des marques indélébiles. Déjà, les contrôles sont assez semblables aux versions PS2 et XBOX … et je suis au regret de vous dire que c’est une lourde erreur. Vous contrôlez Kate et la dirigez avec les sticks ou la croix de votre manette, ce qui peut paraître agréable à première vue. Le gros souci est que vous naviguez dans des décors fixes avec peu de marge de manœuvre. Il y a des tonnes d’obstacles invisibles (ou à la limite du visible) qui vont vous bloquer incessamment. De la bordure du chemin à un piquet que vous devez esquiver, c’est souvent une galère. D’autant que si les décors sont très jolis, il faut vraiment aller sur l’élément du décor pour voir l’icône changer et indiquer une interaction. J’ai raté de nombreuses portes de ce fait car rien n’est visible sur ces éléments « utilisables » pour les démarquer du reste du décor. Pareil pour les chemins à prendre. Parfois, vous êtes dans une pièce et il faut aller à un endroit très précis pour pouvoir aller à un autre angle de la pièce mais rien n’est indiqué. Parfois, j’ai galéré pour sortir d’un endroit car je ne trouvais plus mon point d’entrée exact.

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L’âge se fait ressentir

Le jeu original n’avait certes pas ce point car il utilisait un très bon pathfinding. Pas de chance joueurs de Playstation 3 mais vous devrez faire sans. Aussi, j’ai un petit regret au niveau des graphismes et de l’ambiance sonore.  Pour les graphismes, disons que je ne vois pas vraiment de différence avec la version originale. Les personnages sont à peine mieux dessinés et les décors quasi inchangés. Et pour l’aspect sonore, disons que je connaissais déjà le jeu mais il manque beaucoup d’ambiance. On a de temps en temps une petite musique ou les bruitages de l’eau, du train, de la nature en général (comme le piou piou des petits zoziaux) mais le jeu reste trop souvent vide de sons. En revanche, l’ambiance même du jeu qui se veut un peu étrange avec ses personnages atypiques ou son univers décalé tout en étant relativement contemporain. Mais le point qui m’a fait un peu sourire est que Kate peut utiliser un téléphone portable pour appeler son bureau ou recevoir des appels (sa mère, une copine, …) … et c’est un vieux Nokia. Les vieux de la vieille verront dans cette simple image une confirmation de l’âge réel de ce jeu.

Cependant, il ne faut pas oublier que si ce Syberia a eu autant de succès de par les âges, c’est surtout grâce à son aventure palpitante. Le jeu est long et intéressant à suivre de bout en bout. Les fans du genre ne seront pas déçu car le nombre d’énigmes à résoudre est conséquent, le nombre de lieux à visiter également et l’univers particulier de Syberia avec ces automates et autres surprises reste attirant. Mais je dois quand même vous dire qu’il me semble que ce jeu n’a pas vraiment sa place sur un support comme la PS3. L’adaptation est peut-être correcte mais les contrôles ne rendent absolument pas honneur au jeu. Et puis … le jeu reste quand même assez lent dans son genre. On passe de moments avec beaucoup de choses à faire à d’autres assez long où il faut lire énormément ou faire des allers-retours à rallonge. Je pense que Syberia a eu son temps et qu’il aurait juste du rester au panthéon des jeux d’aventure. Vouloir le ressortir maintenant, malgré tout ce que ce jeu a de bon, n’étais pas la meilleure des idées. Mais après tout, il en faut pour tous les goûts comme on dit.

 

En conclusion

Syberia est un grand jeu d’aventure qui a marqué son époque. En revanche, cette adaptation pèche principalement par ses contrôles tandis que son style même  risque de rebuter les joueurs console. Pourtant les fans de jeu d’aventure devraient quand même apprécier sa narration.

2 réponses
    • YellowMan
      YellowMan dit :

      Ah, çà, un tel classique plaira toujours aux fans du genre ;) Attention quand même car le rythme est un peu lent (et puis, le petit soucis des déplacements … mais bon).

      Répondre

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