[Test] The Baconing – Xbox 360

 

Éditeur : Hothead Games
Développeur : Hothead Games
Multijoueur : Coopération de 2 joueurs en local
Disponible pour 1200 points sur le Xbox Live Arcade

 

Après le fameux DeathSpank : Orphans of Justice et sa suite Thongs of Virtue, Hothead Games remet le couvert et rajoute une troisième aventure à son hilarante série. C’est donc avec une certaine attente qu’on se lance dans The Baconing, en espérant que cela ne soit pas l’épisode de trop.

 

 

Que le string soit avec toi

Dans le monde de Deathspank, on s’est habitué à ne jamais véritablement chercher une logique aux évènements qu’il peut s’y produire. C’est le cas quand notre héros provoque une malédiction, alors qu’il se met en tête de revêtir tous les strings de la vertu en même temps. Le résultat c’est l’invocation d’un anti-Deathspank, une incarnation du mal qui mettra tout en œuvre pour détruire ce petit monde paisible. C’est donc à nous qu’il incombera de faire régner la justice et de combattre cette nouvelle menace.

Derrière ce scénario peu inspiré, se cache une impression qu’on va trainer comme un boulet durant un long moment. Car si on retrouve facilement nos marques, avec un l’humour habituel de la série, chaque dialogue étant rempli de clins d’œil ou de vannes à se rouler par terre. C’est ce sentiment de déjà-vu qui aura tendance à nous poursuivre, surtout que le jeu se montre très linéaire. Un schéma classique de couloirs et d’arènes, se fait vite ressentir et finit par nous lasser assez rapidement. L’exploration n’est vraiment pas de mise, et les quelques quêtes à disposition ne contribuent pas à atténuer cette sensation.

C’est même le contraire, car pour avancer dans l’histoire et accéder à la zone suivante, il est nécessaire de toutes les remplir. Et on est donc sans cesse obligé de se farcir des allers-retour pour valider nos missions. Heureusement, le système de téléportation nous facilite bien les choses, mais cela casse vraiment le rythme de notre progression. Les différents objectifs n’aidant pas, car il s’agit la plupart du temps d’aller tuer une bestiole ou bien de récolter un certain nombre d’objets. Sachant que la découverte et l’investigation de la carte n’a rien de très gratifiant, celle-ci étant très réduite et n’offrant que quelques couloirs qui partent inexorablement tout le temps de l’endroit où on prend nos quêtes.

 

Trop d’action tue l’action

Il y aurait moyen de se rassurer en se disant que la jouabilité est toujours aussi bonne. Mais dans ce contexte on retrouve aussi tous les défauts inhérents de la série, et qui existaient déjà dans les autres opus. Si la plupart sont des broutilles qui agacent mais dont-on finit par s’accommoder, c’est vraiment l’inventaire qui pose le plus de soucis. Car c’est tout simplement un désordre incommensurable. Bien entendu, il est facile de faire un tri automatique, mais en l’absence d’un code de couleurs par type d’objets, cela devient pénible de s’y retrouver. Notamment par le fait que notre besace est plutôt petite et que les monstres et coffres nous lâchent régulièrement un nouvel équipement, ce qui nous oblige à y revenir pour y faire le ménage assez souvent.

Si Deathspank peut se targuer d’utiliser toute une foule d’armes aussi diverses que destructeur, c’est un peu aussi à nos dépend. Car l’action étant de mise dans ce genre de jeu, les combats dans The Baconing sont très confus et on passe notre temps à mourir bêtement. Parfois en tapant maladroitement sur un tonneau explosif qui se trouvait être caché par un groupe d’ennemis. Heureusement, il y a toujours moyen de passer par la coopération en local pour faciliter un peu les choses. Un deuxième joueur peut nous rejoindre à tout instant, en choisissant parmi les quatre acolytes prédéfinis, tous plus loufoques les uns que les autres.

Pour ne pas finir sur une note trop négative, on peut tout de même souligner l’ambiance graphique qui fonctionne toujours aussi bien, malgré une petite morosité dans les décors qui finissent par se répéter un peu. Mais c’est surtout l’humour à la « Deathspank » qui arrive à nous accrocher, tout en gardant en tête que le jeu est entièrement en anglais, ce qui risque d’être un frein pour pas mal de monde.

 

En résumé

Lorsqu’on a déjà joué à un jeu estampillé Deathspank, il est difficile de vraiment apprécier The Baconing, car l’effet de surprise n’est plus le même. Sans être foncièrement mauvais, le manque d’ambition se fait vraiment ressentir et on a vite l’impression de se retrouver dans une suite sans aucune saveur. Mais si à tout hasard vous souhaitez découvrir cette série, on vous conseillera dans un premier temps de commencer par DeathSpank : Orphans of Justice, qui lui reste une valeur sûre.

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