Test – The Swindle : voler c’est parfois amusant

Incarner un voleur n’est pas chose courante dans le jeu vidéo, alors quand en plus il s’agit d’un rogue-like, c’est encore moins le cas. C’est en tout cas ce qui nous attend dans The Swindle, avec un but aussi vieux que le monde, qui se trouve être celui de se remplir les poches le plus possible.

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Les 100 jours de solitude

S’il est facile de dire que le scénario d’un rogue-like n’a souvent que peu d’intérêt, dans The Swindle celui-ci est au cœur du jeu. Une narration quasiment inexistante hormis sur la séquence d’introduction, mais qui nous raconte dans les grandes lignes qu’un système de surveille ultime va être mis en place dans 100 jours. Une date fatidique car c’est le temps qu’on va avoir pour mettre la main sur cet appareil, sinon ce sera la fin de notre carrière de voleur.

L’idée est qu’il faut gravir les échelons à travers les six zones de la ville de Londres, sachant que l’objectif final se trouve dans la dernière zone. Chaque journée représente un braquage potentiel durant lequel on doit voler le plus d’argent possible. Cette monnaie servant entre les braquages pour acheter de nouvelles compétences ou une nouvelle zone à visiter. Évidemment la chose ne sera pas aisée puisque des gardes et des systèmes de surveillance seront mis en place pour contrecarrer nos plans.

Le jeu démarre assez simplement, avec notre premier employé qui dispose seulement d’une petite matraque et la possibilité d’avancer sans faire de bruit. Un petit voleur qui sera très vite remplacer par le suivant en cas de mort, mais cela nous fera également perdre une journée. Et autant dire que cela arrivera très souvent au début, car The Swindle ne fait pas dans la facilité et vous prépare de multiples pièges, parfois assez sadiques. Le jeu se montre même très avare en explications et il va falloir apprendre à la dure.

Tout est dans l'approche et parfois la subtilité

Tout est dans l’approche et parfois la subtilité

Pas facile comme bonjour

Concrètement quand on arrive à une nouvelle adresse à piller, on se retrouve à un édifice qui a été généré de manière procédurale. À comprendre par-là qu’on ne rencontrera jamais deux fois le même lieu, et il va donc falloir s’adapter en fonction de la situation. Surtout que le jeu n’évolue pas vraiment selon les compétences qu’on peut être amené à acheter et on aurait apprécié un peu plus de cohérence là-dessus. Dès le départ on va donc vite apprendre à acheter les capacités les plus intéressantes selon notre manière de jouer. Certaines vont même se montrer primordiales, comme le piratage qui permettra de voler de grosses sommes d’argent sur les ordinateurs.

D’autres améliorations vont nous paraître un peu plus secondaires, comme les bombes ou la vapeur qui s’enclenche quand on se fait découvrir par un garde. Mais elles vont vite montrer leur utilité quand on avancera dans le jeu. Avec seulement cent jours pour arriver à notre but, il est donc nécessaire d’optimiser nos capacités, ce qui se fera seulement avec l’expérience. Un joueur moyen s’y prendra donc à plusieurs fois avant de véritablement cerner toutes les mécaniques du jeu. Notamment car on en découvre de nouvelles assez régulièrement, avec des ennemis dont les capacités évoluent asses rapidement. On peut donc mourir assez facilement et notre survie ne tient qu’à un fil, celui de la discrétion.

Heureusement si le jeu peut se montrer difficile par moment, il peut-être permissif sur d’autres aspects, car on est loin d’avoir à faire à un vrai jeu d’infiltration. La plupart des gardes sont bêtes comme leurs pieds et il est facile de les berner. Et cela même si l’on fait vite face à des robots plus puissants qui n’hésiteront pas à être de plus en plus armés. Il suffit d’un coup mal placé ou un tir pour mourir, ce qui préconise donc de faire en sorte que l’alarme ne soit jamais déclenchée. Autrement on va se retrouve face à la police du coin qui se trouve être bien plus costaud et tenace.

Les gardes savent se montrer très agressifs

Les gardes savent se montrer très agressifs

Méh, c’est tout chouette toi

En plus d’offrir un plaisir immédiat dans son gameplay, The Swindle se permet même d’être assez agréable à regarder et à écouter. Sa bande-son un tantinet électronique sur les bords est une affaire de goût, surtout qu’on doit se la coltiner pendant un long moment. Mais sa direction artistique qui mélange un vieux Londres victorien teinté de Steampunk, à défaut d’être original, est tout de même un bonheur pour les yeux. On arpente véritablement le jeu avec l’envie d’avancer à chaque fois un peu plus loin et cela malgré un gameplay qui peut se montrer un peu répétitif. Ce qui au final n’est pas très dérangeant, surtout que le jeu nous incite vraiment à persévérer et à s’améliorer au fil des parties.

 

En conclusion

Même si l’on regrettera quelques défauts de conception, comme des salles bien trop complexes ou inatteignables sans la bonne compétence, The Swindle n’en reste pourtant pas moins une très belle pioche. Un gameplay simple et efficace qui nous propose constamment de se surpasser et d’apprendre par nos échecs. C’est ce qui résumerait le plus simplement cette petite perle qui mérite assurément que vous vous attardiez un peu dessus.

 

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