Test – Tooth and Tails : La petite souris qui monte, qui monte …

De temps à autre, un petit jeu de stratégie permet de varier les plaisirs d’un vieux joueur comme moi. Il faut dire que c’est un genre qui a toujours eu mes faveurs. C’est pour cela que Tooth and Tails m’intéressait car il semblait sortir des styles habituels. Et puis, ce n’est pas courant que l’on dirige une bande de rongeurs qui prend les armes.

Les rongeurs on faim

Le monde est bien mal parti. Les Long Manteaux sont les esclaves (ou quasi) des riches rats et meurent de faim. Mais c’en est trop et l’un deux va lancer une révolte. Ils n’en peuvent plus et n’accepterons plus d’être traités ainsi. C’est comme cela que la guerre a commencé. Mais si vous pensez que seules les rats et les souris en sont affectés, vous vous trompez lourdement. Les rongeurs de tous poils, cochons, oiseaux et autres prendront part à cette guerre pour la liberté ou la domination. Quel camp allez-vous choisir ?

Des RTS avec des animaux, ce n’est pas courant mais ce n’est pas non plus du jamais vu. Mais avec les rats par contre, c’est du nouveau. Tooth and Tails vous met aux commandes du chef de votre clan qui doit diriger les exploitations mais surtout  guider ses troupes. Pour se faire, votre chef a pour commencer la possibilité de lancer  la construction d’un champ à faire récolter par les cochons afin de récupérer la ressource principale : la nourriture. Celle-ci va permettre de construire d’autres champs ou de capturer des moulins à vent car les champs ne se construisent qu’autour de ces moulins à vent/greniers à grain. Ensuite vous aurez la possibilité de placer vos défenses et de recruter vos troupes. Pour les défenses, il suffit juste d’acheter des tourelles qui seront placées à votre convenance. Pour les troupes, c’est plus compliqué. Vous pouvez construire des terriers qui permettront de recruter vos troupes en leur offrant de la nourriture. Plus vous aurez de terriers, plus vos troupes seront nombreuses mais en contrepartie votre argent va fondre comme neige au soleil. Mais vous pouvez aussi recruter des soldats disséminés sur la carte de jeu. Ceci est un peu moins cher mais n’est pas viable sur le long terme. En revanche, ces troupes de mercenaires sont bien pratiques si l’on veut faire une attaque éclair en début de partie par exemple.

Du split screen ?

Des petits trous,des petits trous, tous plein de petits trous

La grosse différence entre Tooth and Tails et le reste de la production des RTS vient de la gestion du déplacement de vos troupes. Tout tourne autour de votre chef qui va attirer toutes les troupes en jeu à lui. Si votre chef meurt, il va revenir à la vie près d’un de ses moulins à vent. Si vous sentez qu’il est en danger, vous pouvez rapidement le faire creuser une galerie pour revenir à un de ses moulins à vent. Toute la mobilité de vos troupes tournant autour de cet aspect, vous devez directement vous sortir de la tête le fait de laisser des troupes stationnaires à un endroit pour protéger un moulin à vent par exemple. Et plus que la mobilité, le brouillard de guerre très présent n’estcoupé que par votre chef principalement. Vous pouvez avoir une troupe ennemie à 2m mais si vous ne les voyez pas, ils vous tireront comme des lapins. De la même façon, la défense de vos terriers et moulins à vent est une priorité pour continuer à avoir des troupes fraîches et de la nourriture. Mine de rien, ce genre de petites subtilités rends les parties très agressives et rapides. C’est plus que souvent le plus rapide à avoir préparé une petite force d’attaque qui va détruire son adversaire.

D’un point de vue technique, le jeu se présente en vue 3D isométrique classique avec une mini-carte. Les graphismes sont simples et pas désagréable à l’œil mais il n’y a rien de visuellement révolutionnaire pour autant. Le jeu propose des musiques agréables et un mode multijoueur en ligne est également disponible. Je n’ai pas joué à ce dernier donc je préfère éviter d’en parler. Pour la partie solo par contre, les amateurs de stratégie seront ravis avec de nombreuses missions à effectuer et une bonne durée de vie. Le choix des missions du mode histoire se fait autour d’un hub central, la cachette des Longs Manteaux. Ceci permet ainsi de mieux connaître vos troupes et votre environnement même si c’est parfois un peu long de trouver la prochaine mission et de passer tous les textes explicatifs. Dommage que le côté stratégie du jeu devienne vite un système d’attaques rapides car celui qui va monter ses défenses sera le premier à être détruit la plupart du temps.

 

En conclusion

Intéressant mais pas passionnant. La logique du chef qui est le point de ralliement des troupes est pas mal du tout mais l’aspect stratégie en revanche laisse à désirer. Je sais bien que l’attaque est la meilleure défense mais Tooth and Tails va exploiter cette maxime à son maximum.

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