[Test] Transformers 3 : La face cachée de la lune

 

Éditeur : Activision
Développeur : High Moon Studios
Multijoueur : jusqu’à 10 joueurs en ligne

 

Pour une raison qui nous dépasse, de nos jours les long-métrages cinématographiques se voient très souvent être adaptés en jeu vidéo. Même si certaines productions arrivent à sortir du lot, il faut reconnaitre que la grande majorité sont des catastrophes vidéo-ludiques. Il ne reste donc plus qu’à déterminer dans quelle catégorie on doit ranger Transformers 3 : La Face Cachée de la Lune.

 

 

Où est l’histoire ?

D’habitude, ce type de jeu reprend plus ou moins le scénario du film dont-il est question. Pour cette fois, High Moon Studios tente une nouvelle approche en nous emportant dans un prologue de Transformers 3. Mais si vous aviez dans l’espoir de vivre les évènements qui se situent avant votre film préféré, c’est raté. Ce qui s’apparente comme un scénario très confus, est en réalité une excuse pour trainer le joueur à travers sept chapitres, dans une succession de missions sans queue ni tête. Autant dire qu’uniquement deux ou trois niveaux sont plus ou moins intéressants, comme l’infiltration avec une capacité de camouflage et un sniper, ou encore lorsqu’on contrôle un robot volant. Pour le reste du jeu, il est inutile d’amener votre cerveau avec vous, c’est du bourrinage dans les règles de l’art en détruisant tout ce qui passera sur votre chemin.

Le plaisir est forcément de se dire qu’on va incarner un colosse de métal armé jusqu’aux dents, avec pour objectif de se servir de cet arsenal pour se frayer un chemin à travers des hordes d’ennemis. Notre machine est dans ce sens équipée d’une mitraillette et d’une arme secondaire plus puissante, mais forcément plus lente. Ainsi qu’un ou deux pouvoirs spécifiques en fonction du personnage, comme une décharge électrique ou encore des missiles autoguidés, qui demandent un petit temps de rechargement après leur utilisation. Dans les faits, cet armement imposant ne permet pas d’avoir une approche tactique durant les affrontements. Cela est dû à des phases d’actions très mollassonnes et qui nous demandent rarement de détruire plus de quatre ou cinq ennemis à la fois. Si on rajoute la possibilité d’activer une visé automatique, autant dire qu’il suffit aisément de tirer dans le tas pour s’en sortir. Surtout que l’intelligence artificielle est clairement restée au placard, il suffit de voir nos opposants rester planter sur place alors qu’on vient d’envoyer une grenade juste à coté d’eux, pour se rendre compte qu’ils n’ont pas inventé l’eau chaude.

Transformers oblige, nos petits tas de ferraille ambulants peuvent se transformer en divers véhicules. C’est sur ce point que le jeu tente de se démarquer en nous permettant de se changer à tout moment en voiture, en rendant par la même occasion notre robot plus résistant aux attaques. La tentative est malencontreusement vaine, car la maniabilité est horripilante et on a l’impression en permanence de rouler sur des bulles de savon. Les sensations de pilotage sont tout simplement absentes, à cause une gestion aberrante des collisions. Pour se débarrasser d’un adversaire par exemple, il suffit de le cogner sans prendre d’élan pour le faire valser dans les airs.

 

Mange ton couloir !

Après tout ces défauts, on pourrait penser qu’avec pas loin de sept chapitres, on arriverait tout de même à se rattraper sur la durée de vie, mais seulement cinq heures suffisent pour en voir le bout. La faute à une architecture complètement basée sur des couloirs et des arènes, ce qui nous gratifie d’une progression en ligne droite du début à la fin. Si on rajoute à cela la redondance des environnements qu’on va traverser, ainsi que la répétitivité et la pauvreté affligeante des décors, autant dire qu’on arrive sur une réalisation plus que médiocre.

Par on ne sait qu’elle heureux hasard, ou malheur selon la perspective, Transformer 3 se greffe d’un mode multijoueur online. Il est presque inutile de s’y attarder longuement, car il est difficile de faire plus classique. On peut choisir entre quatre classes qu’on pourra personnaliser selon nos performances en ligne, du moins si on a le courage d’engranger assez d’expérience en se plongeant longuement dans un des trois modes disponibles. Rien de bien folichon au programme, car il s’agit de simple deathmatch où l’on doit affronter d’autres joueurs dans des arènes.

 

En résumé

Transformer 3 : La face cachée de la lune souffre de tellement d’imperfections en termes de gameplay et de réalisation, qu’il est difficile de le conseiller. Peut-être que quelques fans invétérés y trouveront leur bonheur, mais pour les autres c’est un jeu à oublier très rapidement.

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