Test – Trine 2

Après nous avoir émerveillé avec Trine, Frozenbyte ne pouvait pas en resté là et réitère le coup avec un deuxième volet qui s’annonce vraiment enchanteresque. Sans pour autant vraiment changer la formule gagnante, on retrouve toujours nos trois compères dans un jeu de plates-formes, en faisant travailler nos méninges à travers diverses énigmes qui ne manqueront pas de nous donner du fil à retordre.

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En toute simplicité

C’est donc pour une nouvelle lutte contre le mal que le Trine entre à en contact avec Amadeus le mage, Zoya la voleuse et Pontius le guerrier. Des personnages stéréotypés et complètement caricaturaux, mais auquel on accroche toujours aussi facilement. La faute à une mise en scène très poétique, à la manière d’un conte de fée qu’on nous raconte à travers les pages d’un livre. Si le scénario n’a rien de très original, il s’en dégage tout de même une grande fraicheur et d’une certaine façon sa légèreté colle parfaitement à l’ambiance globale du jeu.
Comme son prédécesseur, Trine 2 n’a pas à rougir de honte face à des grosses productions. Sa réalisation est tout simplement époustouflante et à chaque nouveau tableau, on tombe en admiration devant le travail accompli sur les environnements. Que cela soit en traversant les ruines d’un château abandonné, une plage de sable fin sous un couché de soleil ou encore dans les passages aquatiques. L’impression d’être au milieu d’une faune vivante et hostile nous imprègne à chaque instant. Il est donc bien difficile de ne pas tomber sous le charme face à une telle explosion graphique.
Mais avant tout chose, en plus de l’aspect visuel sans failles, on peut aussi compter sur une jouabilité à toute épreuve. Rien de bien étonnant de découvrir que l’excellent moteur physique du premier Trine à entièrement été réutilisé. Toujours aussi permissif, c’est notamment grâce à ce dernier qu’on prend autant de plaisir à résoudre les différentes énigmes qui parsèment notre aventure. Même si on est loin d’être dépaysé, quelques nouveautés sont pourtant au rendez-vous. Comme les portails magiques, les conduits d’air à manipuler pour les orienter dans la bonne direction, ou encore les chaudrons à enflammer pour créer des bulles d’airs qui feront office d’ascenseur.

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La solidarité avant tout

Pour venir à bout de toutes les embûches qui se dressent sur notre chemin, il va falloir mettre à profit les compétences de chacune des trois classes. Si l’archère avec son grappin est très utile pour atteindre des hauteurs, le guerrier par contre peut détruire des murs qui nous barrent le chemin, voir utiliser son bouclier pour stopper des jets de flammes. Mais il faut admettre que le plus intéressant reste le magicien, qui même s’il n’est pas un grand combattant, sa capacité de créer des caisses et des planches est une bénédiction. C’est même lui qu’on va utiliser le plus souvent, car en solo il est seulement possible d’incarner un personnage à la fois, ce qui complique parfois un peu les choses. Il faut donc s’armer d’un peu de jugeote et réfléchir face aux casse-tête qu’on va être amené à rencontrer, surtout que la solution est parfois loin d’être évidente.
Contrairement au premier épisode où il était possible de récupérer de l’équipement, dans Trine 2 cette option à purement été abandonnée. On dispose aussi d’un arbre de compétence moins fourni et qui se contente du strict minimum. Nos choix seront donc vite fait, comme les flèches de glace de Zoya ou l’invocation de caisses supplémentaires pour Amadeus. Mais avant de passer par là, encore est-il nécessaire de mettre la main sur les fioles d’expériences parsemé à travers les niveaux. Pour cela autant dire qu’il faut être aux aguets et garder l’œil ouvert, car même si on en trouve en abandonce, il est vite facile de passer à coté de la plupart d’entre elles.
Sans être insurmontable, Trine 2 se montre plutôt coriace en y jouant seul, mais c’est véritablement à plusieurs qu’on y prend le plus de plaisir. A deux ou trois joueurs en local et en ligne, le jeu devient rapidement beaucoup plus facile. Si une caisse volante d’Amadeus suffit la plupart du temps pour casser les énigmes, on se surprend à essayer des combinaisons assez insolites simplement pour admirer le résultat. C’est là que la complémentarité des classes prend tout son sens et qu’on décèle tout l’ingéniosité qui a été mis dans la conception de Trine 2. Ce mode coopérative est d’ailleurs le bienvenu pour prolonger l’aventure, car comme souvent qui dit production téléchargeable, rime aussi avec courte durée de vie. Mais si on compte environ 6h en ligne droite pour en voir la fin, il reste comme à l’accoutumé une foule de bonus à dénicher, sans compter toutes les fioles à récupérer.

 

En conclusion

Comme on pouvait s’y attendre, Frozenbyte ne s’est pas endormi sur ses lauriers et nous gratifie d’une suite qui marque presque un sans faute. Mais malgré une jouabilité calibrée aux petits oignons et une réalisation époustouflante, on pourra tout de même lui reprocher un manque flagrant de nouveautés, ainsi qu’un aspect jeu de rôle réduit à sa plus simple expression. Pour autant, il est bien difficile de rester insensible face à toutes les qualités du jeu et ce serait un sacrilège de se priver d’un tel bijou.

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