Test – Ultra Street Fighter 2 : The Final Challengers

Vous prenez un jeu qui existe déjà et vous en modifié un peu le nom, puis vous le sortez sur une nouvelle machine. C’est comme ça qu’est apparu Ultra Street Fighter 2 : The Final Challengers et que la Nintendo Switch accueil un peu de baston dans son catalogue de jeux. De quoi se prendre des boules de feux fans la figure et d’inviter quelques amis ?

 Bon vieux temps

Ce serait trop long de vous faire une liste de toutes les machines où on peut trouver une version de Street Fighter 2. Véritable fleuron du jeu de baston, il est fort probable que vous ayez déjà de prêt ou de loin jouer à ce jeu ou à un des opus de la série dont-il est issu. Comme bien souvent cette énième version n’est pas là pour chambouler les acquis de la série, mais on peut tout de même espérer quelques ajouts notables. Le premier et le plus évident, même s’il s’ajout d’un ajout un peu timide, c’est l’apparition d’Evil Ryu et Violent Ken.  Les deux sont légèrement plus puissants et rapides que leurs homologues, ce qui en fait des personnages adaptés aux débutants.

Une des premières choses qui sautent également aux yeux et pas forcément dans le bon sens, c’est l’habillage graphique du jeu qui n’a rien de très séduisant. Sans être méchant et en étant réaliste, il faut admettre qu’on a parfois le sentiment de jouer à un jeu flash. Cela varie en fonction du personnage et des décors, mais dans l’ensemble c’est très loin d’être réussi. Peut-être conscient du souci, on nous a tout de même donné la possibilité de modifier le jeu pour lui redonner un aspect un peu plus « rétro ». Il est possible de redonner au jeu un look tout en pixel, mais le revers de la médaille c’est qu’on doit alors se farcir un format en 4 :3, avec les belles bandes noires sur les cotés de l’écran.

Le design du jeu est vriament spécial par moment

Et pour le reste ?

Outre les habituels modes Versus et Arcade, il ne faut malheureusement pas espérer grand-chose de ce Ultra Street Fighter 2. Le contenu est relativement pauvre et les nouveaux modes sont vraiment peu convaincants, notamment sur le plan ludique. La voie du Hado par exemple, est un mode en vue subjectif et qui se joue avec la reconnaissance de mouvements des Joy-Con. Et c’est là que vous comprenez tout de suite ce qui vous attend. Il vous faudra mimer les attaques emblématiques de la série, afin de terrasser les quelques ennemis qui vont venir vous combattre. Éventuellement il vous sera possible de charger votre jauge de pouvoir pour lancer une attaque plus puissance. Pas de quoi crier au scandale, mais ce mode montre très vite ses limites, surtout qu’on s’y ennuie très rapidement.

Pour le reste il faudra se contenter d’un mode Coop contre l’ordi, mais dont-on fait rapidement le tour. Ainsi qu’une galerie dans lequel on y retrouve une grande poignée d’illustrations, en plus de l’atelier dans lequel il sera possible de personnaliser un peu les couleurs de nos personnages. Rien de transcendant donc et c’est un peu ce qui caractérise l’ensemble du jeu. Rien n’est vraiment mauvais et on prend un malin plaisir à retourner sur le jeu, mais hormis la nostalgie ou le plaisir de redécouvrir le jeu, rien ne nous fera vraiment revenir dessus. Et il ne faut pas espérer se tourner vers le mode en ligne, puisqu’au moment d’écrire cette critique, celui-ci est une vraie purge lorsqu’on souhaite trouver une partie. Il est difficile de se connecter et y trouver quelqu’un est tout aussi problématique.

 

En conclusion

Il ne faut pas s’y méprendre car Ultra Street Fighter 2 : The Final Challengers est un bon jeu dans l’ensemble, puisqu’on peut difficilement remettre en question les bases sur lesquelles il se repose. En revanche, c’est un peu moins reluisant lorsqu’on se penche sur les changements opérés eu sein du gameplay, ainsi que sur les ajouts au contenu global. Les rares nouveaux modes sont risibles et n’ont presque aucun intérêt, sans parler du monde en ligne qui est presque injouable pour l’instant. Il ne reste qu’un jeu qu’on sort de temps à autre pour se faire une petite partie en solo ou avec des amis, histoire de se castagner un peu. Mais même là, cela reste plutôt maigre comme expérience, aussi satisfaite soit-elle.

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