Test – World to the West : du Teslagrad à quatre

Vous vous souvenez probablement de Teslagrad ? Et bien Rain Games revient à la charge est un second jeu de réflexion qui se déroule dans le même univers que ce dernier. World to the West prend tout de même une direction légèrement différente, avec cette fois quatre héros à alterner, tout en étant proposant un monde à explorer et bourré d’énigmes.

Pas grandement original

Ce qu’on pouvait dire de Teslagrad, c’est que ce n’était pas un jeu très bavard et il fallait faire fonctionner notre imagination pour essayer de comprendre les quelques brides d’histoire qui sont dispersées ci et là durant notre aventure. En contrepartie, Word to the West prend une toute autre direction, en nous mettant dans la peau de Lumia, avec qui il nous suffira de quelques minutes pour tout de suite comprendre dans quoi on s’engage. En compagnie de nos frères et sœurs, on entre dans les ruines de la tour et on remet en marche un téléporteur qui sera ensuite la source de tous nos ennuis. Mais après quelques énigmes et une belle aventure qui se profile devant nous, voilà qu’on nous met dans la peau d’un autre protagoniste.

Le début du jeu est en réalité découpé en courts chapitres, qui servent d’introduction à un des quatre personnages qu’on va contrôler durant notre aventure.  Chaque héros viendra ensuite rejoindre le groupe et on pourra passer de l’un à l’autre selon nos besoins. Pas besoin de grandes explications, pour vous dire que chaque personnages possèdes ses propres compétences et qu’il faudra les coordonner afin de résoudre les énigmes qu’on va être amené à rencontrer. C’est un bri n classique, mais il faut tout de même reconnaître que cela fonctionne plutôt bien.  Lumia peut par exemple se téléporter, tandis que Knaus peut utiliser sa pelle pour creuser un trou et ainsi passer en dessous de certains obstacles.

Teri quand à elle pourra utiliser son écharpe comme d’un lasso, alors que Clonington sera l’homme fort de la bande. Il faudra régulièrement changer de personnage avec l’aide des totems qui son disséminé un peu partout sur notre route et qui feront aussi office de point de sauvegarde. Comme on peut s’en douter, il faudra continuellement jouer avec les capacités de nos amis afin de pouvoir explorer notre environnement. Il faut dire qu’il y a de quoi faire, car on rencontre fréquemment des zones secrètes où il sera nécessaire de se casser un peu la tête pour nous frayer un chemin. Le monde à découvrir est assez grand et on avance dedans avec un certain plaisir.

Les énigmes sont loin d’être difficile

Simple mais pas trop quand même

Il faut dire que la difficulté est loin d’être très haute et même s’il faut parfois faire preuve d’un peu de réflexion, on reste rarement coincé sur les énigmes plus de quelques minutes. Les capacités à utiliser pour résoudre le problème sont la plupart du temps assez évident et il suffira d’y amener le bon personnage. Malgré tout, il se cache une légère frustration dans ce système d’exploration, puisqu’il n’est pas rare de devoir passer à plusieurs reprises par le même chemin, cela afin de réunir nos précieux comparses. Les totems et le voyage rapide nous facilitent un peu la vie, mais cela reste tout de même parfois très galère. Et c’est l’exploration qui en pâtie un peu, car on a n’a toujours envie d’aller explorer une zone alors qu’on sait pertinemment qu’il faudra y faire plusieurs allers retours. C’est loin d’être pénalisant mais cela enlève un peu de charme à World to the West.

Il faut dire que le jeu est loin d’avoir de gros défauts. La réaliste est certes enfantine, mais c’est relativement joli et plaisant à regarder. Les décors manquent peut-être parfois un peu de détails ou de vie, mais la chouette direction artistique est là pour rattraper l’ensemble. Le seul vrai bémol viendra de l’histoire qui est loin d’être très surprenante. La narration se contente du minimum et il faudra se contenter de quelques cinématiques de temps à autre pour faire avancer le scénario. On sent vraiment que c’est juste un prétexte pour nous balancer dans l’univers de Teslagrad, mais cela fonctionne un peu et dans le meilleur des cas on en fait abstraction sans que cela ne nuise à notre envie de terminer l’aventure.

 

En conclusion

Sans que cela soit un jeu grandiose et qui restera à jamais dans notre esprit, World to the West est tout de même intéressant à parcourir. C’est le genre qu’on achète sur un coup de tête et qu’on finit par lancer sans trop savoir à quoi s’attendre, puis qu’on finit par apprécier grâce à son ambiance et son univers. Même s’il n’est clairement pas aussi bon que Teslagrad, Rain Games arrive encore une fois à nous surprendre et à nous faire passer un bon moment.

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