Test – Worms W.D.M : C’est pas mon vers de terre

Alors que la Nintendo Switch est encore dans sa première année, c’est surtout l’occasion de profiter de l’engouement des utilisateurs pour ressortir une foule de jeux qui ont déjà été édité sur d’autres consoles. Ce qui n’est pas forcément une mauvaise chose, car cela permet d’étoffer un catalogue déjà bien fourni et qui en plus permet aux joueurs des jeux qu’ils n’avaient jusqu’alors pas forcément encore touché. Worms W.M.D est donc un de ces jeux qui sort sur la console transportable de Nintendo, alors que cela faisait déjà plusieurs années qu’une version portable de la licence n’avait pas vu le jour. De quoi ressortir les bazookas ?

La même sauce, toujours aussi efficace

La licence s’est montrée un peu plus discrète ces dernières années, il faut dire que le filon commence un peu à s’épuiser.  La qualité des jeux n’était pas non plus toujours de mise et cela n’a pas aidé à pérenniser la série au fil des décennies. Il faut dire que le concept est éculé et si vous ne le connaissez pas, il y a de bonnes chances que c’est parce que vous êtes trop jeune. Il faut dire que depuis 1995, le principe d’un jeu Worms est de diriger une équipe de ver de terre qui part en guerre contre d’autres clans ennemis. Pourquoi ? On s’en moque pas mal, car l’idée étant d’utiliser des armes conventionnelles dans des parties au tour par tour, mais surtout des objets aux effets complètement loufoque et souvent très dévastateur.

Évidemment il est possible de se lancer, dans l’espoir de terrasser notre ennemi et de gagner une partie sans trop se prendre la tête, avec une bonne dose d’humour. Ce qui est la marque de fabrique d’un bon jeu de Worms. Mais ce serait passer à coté de tout l’aspect tactique que peut offrir un tel jeu. Car bien que les déplacements de nos soldats soient limités et qu’on a souvent qu’un tir à effectuer par tour, il y a souvent plusieurs aspects à prendre en considération. Chaque arme possède une manière adéquate d’être utilisé, en plus de pouvoir parfois être détourné. Ainsi il faudra par exemple faire attention à la trajectoire d’un missile, qui peut également être dévié par le vent. Voire la puissance de lancé d’une grenade peut influencer la façon dont-elle va rebondir et donc atteindre notre adversaire.

Les cartes sont dans l’ensemble très jolies

Pas vraiment taillé pour le solo

Sans que cela n’en soit vraiment étonnant, Worms W.M.D n’est pas spécialement fait pour être abordé en solo. Il y a évidemment une campagne qu’on peut sobrement désigner comme un mode histoire légèrement déguisé, mais même si cela peut nous tenir en haleine durant quelques heures, c’est notamment le multijoueur qui est son attrait principal. Au mieux le solo servira d’un temps d’entrainement pour se familiariser avec les subtilités du jeu, en plus de permettre de débloquer des objets de personnalisation pour votre équipe. Mais c’est donc en bonne compagnie, en ligne mais surtout affalé sur votre divan avec des amis que le concept de Worms prend tout son sens.

Pratiquement tout le contenu du jeu est conçu de manière à être savouré en multi, et cela sans modération. Plusieurs modes sont disponibles et du options ont même été rajouté pour rendre l’ensemble encore plus digeste. Il faut d’ailleurs noter que cet opus incorpore quelques ajouts d’envergure. Pas de quoi changer profondément le jeu, mais cela aura quand même de quoi étonner les habitués de la série. Il est possible à présent d’utiliser des armes fixes qui sont disséminées à certains endroits dans les niveaux, comme une mitraillette par exemple. Ce qui permet de faire rapidement le ménage quand un vers prend un peu trop son aise dans un coin de la carte. Mais c’est  aussi et surtout l’implantation des véhicules qui apporte un grand changement.

Au nombre de trois, avec l’hélicoptère, le tank et le mécha, pas besoin de vous dire que ces engins sont relativement destructeurs. Pas trop non plus, puisqu’ils ont quelques restrictions d’utilisation, mais c’est néanmoins suffisant pour parfois complètement retourner une mauvaise situation. À noter que le plus difficile à manier reste tout de même l’hélicoptère, ce qui demandera forcément un léger temps d’apprentissage. Il reste quand même un atout important de prendre possession d’un de ces véhicules et cela peut vraiment chambouler notre partie. Autant dire que nos amis risquent rapidement de devenir de vrais ennemis si l’on ne fait pas attention à ce que l’on fait.

 

Un bon retour aux sources, mais avec du changement

Worms W.M.D ne révolutionne pas la série mais la plupart des changements qui y ont été opéré et ses ajouts en font un jeu plus que solide. Évidemment sans surprise ce portage n’arrive pas à rivaliser graphiquement avec ses homologues chez la concurrence, mais sur le fond ce n’est pas important. Un Worms n’a pas besoin d’avoir une réalisation du dernier cri pour être amusant à être parcouru. Il s’agit d’un jeu à jouer entre amis et avoir du fun instantané et c’est justement ce qu’il est possible de faire. L’ajout de nouveau contenu, comme le craft d’armes durant une partie, apporte un bonus tactique assez surprenant. Ce qui est le cas aussi de la multitude de modes disponibles, ainsi que les défis disponibles en solo.

 

En conclusion

Un Worms reste un Worms, mais il est toujours bon de voir que Team 17 est partie dans la bonne direction, en conservant l’essence d’une de ses séries phares, tout en proposant un contenu supplémentaire. Worms W.M.D est donc un très bon épisode et c’est d’autant plus vrai quand il est possible de le transporter partout, ce qui est le cas de cette version Nintendo Switch. Emmener un Worms avec nous n’importe où et pouvoir sortir le jeu pour jouer avec des amis, c’est tout simplement génial et cela apporte un intérêt non négligeable au jeu.

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