Test – Wreckateer

Pas besoin de vraiment se voiler la face, pour se rendre compte que Wreckateer s’inspire ouvertement d’un certain Angry Birds. Même s’il faut reconnaitre que ce dernier n’a pas inventé le concept et que celui-ci est vieux comme le monde. La pointe d’originalité est tout de même d’avoir transposé l’idée sur Kinect, en espérant que l’expérience ne soit pas plombée par les défauts inhérents qu’on rencontre assez souvent sur ce périphérique.

Destruction médiévale

Dans la grande tradition des Wreckateer, le tir à la baliste est un sport national qui fait la joie de tous les participants, mais c’est avant tout le meilleur moyen de se débarrasser des hordes de gobelins qui siègent dans leurs châteaux forts. Cet art ancestral et surtout de destruction gratuite, est arrivé jusqu’à nous grâce à la merveilleuse invention à reconnaissance de mouvement qu’est Kinect. Et comme on pouvait s’y attendre, c’est également un excellent moyen de mettre à contribution tout notre corps. Cette technologie à permis de peaufiner l’utilisation de ces armes, afin de mener la vie dur à ses bestioles toute verte et poisseuse. C’est en tout cas ce que nous promet Wreckateer, accompagné d’un semblant d’humour moyenâgeux qui à vraiment du mal à convaincre. La faute aux joyeux lurons qui nous accompagnent et qui n’ont pas reçu de doublages en français. Seulement leurs explications ont la chance d’avoir des sous-titres, ce qui éclipse la plupart de leurs blagues graveleuses et qui fait donc perde une grande partie du charme au jeu. Il va donc falloir se rabattre sur la seule chose qui nous reste entre les doigts, c’est-à-dire un principe déjà bien éculé et qui aura donc peut-être du mal à nous convaincre sur le long terme.

Pour détruire une forteresse blindée, rien de mieux qu’une arme de siège pour y arriver. C’est pourquoi la baliste est un choix de prédilection, du moins selon nos compères qui essayent tant bien que mal de nous initier à son utilisation. Pour tirer notre précieux boulet, il suffit de tendre les mains vers l’avant pour attraper les poignets de l’engin et de reculer pour tendre les cordes, la mettant ainsi au maximum de sa puissance. C’est là qu’on note les premiers ratés de la reconnaissance qui fait qu’on doit s’y reprendre à plusieurs fois pour attraper la machine. Un constat qui s’applique en faite à presque toutes les manipulations qu’on aura à faire, surtout quand il s’agit de faire des mouvements qui demandent un peu de précision. C’est le cas notamment quand on souhaite ajuster notre tir de manière horizontal et qu’il faut parfois batailler avec le périphérique pour arriver à notre fin. Les parties du château ou les bâtiments s’illuminent lorsqu’ils sont visés, mais il suffit parfois de bouger un peu trop notre buste d’un coté ou l’autre, pour complètement perdre de vue notre position. Heureusement, une fois que le boulet est en l’air, il y a toujours la possibilité d’influencer sa trajectoire avec l’aide de nos mains. Verticalement ou sur les cotés, un coup de gant dans la bonne direction peut la faire dévier à l’endroit désiré.

 

Sert toi de ton environnement

En passant outre les léger soucis de reconnaissance, il y a toujours moyen de s’en accommoder, même s’il faut reconnaitre que cela ternit grandement notre plaisir. Surtout que le reste du gameplay proposé par Wreckateer est loin d’être désagréable. Pour la tâche qui nous incombe, on peut compter sur des projectiles aux différentes propriétés qui peuvent être déployé sur le champ de bataille. Nos simples obus se transforment alors en dangereux explosif ou peuvent se séparer en plusieurs fragments, voir en avion qu’on pourra guider entre les tours pour atteindre une cible en particulier, comme les bombes. Car pour terminer un niveau, il faut bien entendu parvenir à un certain score de destruction. Recevoir la médaille de bronze en est le prérequis minimum, mais il est aussi possible d’obtenir une récompense en argent ou en or. Dans ce but le terrain est parfois parsemé de boucliers qu’on pourra toucher avec notre boulet et qui permettent d’avoir des bonus de points très intéressants, surtout quand ils sont couplés avec un haut multiplicateur. Le score peut ainsi s’envoler très rapidement et atteindre des sommets insoupçonnés. Du moins pour le peu qu’on arrive à utiliser toutes les ressources qui nous sont offertes, car la marche de manœuvre est souvent bien plus mince qu’elle ne parait. Le nombre de boulet et les bonus sur le terrain sont souvent calibré afin d’être utilisé d’une manière précise pour vraiment réussir à avoir un bon score. Malgré les boucliers eux effets spéciaux, le manque de stratégie se fait donc vite ressentir, sans parler que les niveaux se ressemblent beaucoup.

Une dizaine de mondes pour un total d’une cinquantaine de niveaux, avec chaque fois un château à détruire et des gobelins à éliminer pour éventuellement gagner un jeton qui vous permettra de rejouer un tir. La recette ne change jamais et si les premiers tableaux peuvent paraitre divertissants, sur la longueur le contraire est tout aussi vrai. La lassitude nous gagne rapidement et on finit inexorablement par s’ennuyer. Le mode multijoueur n’est pas vraiment développé et se résume à s’alterner devant l’écran durant un match de points. Un simple affrontement en face à face n’aurait vraiment pas été du luxe. Le concept même de Wreckateer n’offre pas vraiment d’alternative et son contenu s’en ressent par un manque de diversité. Les quelques défis et statistiques à compléter ne réussiront pas à nous satisfaire très longtemps. Et même les chasseurs de scores risquent d’être très vite essoufflés par l’envie d’exploser tous les classements, à cause d’un calcul des points qui semble parfois très aléatoire. Il est possible d’effectuer la même action à deux reprises consécutive et pourtant s’apercevoir que le pointage ne sera pas pareil. Tout ça à cause d’un édifice qui ne tombe pas forcément de la même manière, voir qui pour une énigmatique raison ne rapporte pas du tout de points. Un facteur chance qui n’a pas vraiment sa place dans un jeu qui se base avant tout sur la chasse aux scores et qui risque de faire rager pas mal de personnes.

 

Conclusion

En surfant sur la vague d’Angry Birds, Wreckateer profite vraiment de l’opportunité et l’engouement des joueurs pour être lâcher sur le Xbox Live Arcade. Quelques petites faiblesses dans la reconnaissance sont à souligner, mais elles sont loin de gâcher l’expérience globale. Son gameplay souffre d’une certaine redondance, mais c’est un défaut auquel on fera facilement abstraction, car il est compensé par la relative densité de son contenu. En faite pour 800 Ms points, Wreckateer est un jeu tout juste honnête qui se déguste par petites sessions, en réussissant à remplir quelques unes de nos soirées en famille.

 

 

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