Test – Yakuza Kiwami : Le retour d’une belle époque

Les licences ayant essayé de singer le succès de Grand Theft Auto sont assez nombreuses, mais peu d’entre elles ont réussi à perdurer dans le temps. Faire face au mastodonte de Rockstar n’est pas chose aisé et mieux vaut réussir à proposer du neuf, voire au moins quelque chose de différent. Et c’est justement ce que Yakuza avait tenté de faire il y a maintenant plus de douze ans. Et avec brio, car même si la série n’est pas du plus connu en Occident, elle possède tout de même son lot de fans. Et c’est justement là-dessus que SEGA essaye de monétiser, en plus de vouloir probablement attirer un nouveau public. Et quoi de mieux pour y arriver que de nous sortir un remake du premier Yakuza.

Un retour aux origines

Inauguré en 2005 avec le premier Yakuza sur Playstation 2, la série peut se vanter d’avoir un scénario digne de n’importe quel grand film de mafieux. Il faut dire que c’est un peu la marque de fabrique de la licence et que c’est pour notre plus grande joie que ce remake n’y fera pas exception. Mais plutôt que de reprendre simplement ce qui avait été fait il y a maintenant une douzaine d’années et sans rien y changer, il faut tout de même noter que le jeu se gratifie de 30 minutes de cinématiques supplémentaires, notamment pour remplir certains trous qui avaient été laissé par Yakuza 0. Et pour enfoncer encore un peu plus le clou, il faut souligner que Yakuza Kiwami reprend justement le moteur graphique de l’épisode Zero, ce qui nous permet d’avoir des cinématiques assez grandioses. Tout est donc réuni pour nous offrir une narration prenante et qui nous plonge constamment dans un spectacle digne d’une grosse production cinématographique.

Le succès de Yakuza vient notamment de son réalisme et de sa manière de retranscrire fidèlement les rues de la capitale japonaise. Évidemment c’est un Japon complètement cliché dans lequel on peut se balader, mais pas besoin de vous dire qu’on s’en moque un peu, tellement le résultat est beau et cohérent. On doit cela au nouveau moteur qui met encore plus en valeur le travail accompli dans le premier Yakuza. Les rues regorgent de détails en tout genre, en plus d’avoir une population qui ne manque pas de mener son petit train de vie. C’est au point qu’on se surprend assez régulièrement à flâner dans les allées, tout  en s’adonnant aux petites activités annexes, comme jouer sur une bonne d’arcade ou alors faire nos emplettes à tendance coquine à la boutique du coin. Alors quand la gestion de la météo s’en mêle et qu’on est heureux d’admirer la pluie qui tombe sur la ville, pas besoin de vous dire que l’ambiance qui règne dans Yakuza Kiwami est tout simplement saisissante.

Les quêtes secondaires sont très nombreuses et il n’est pas rare de s’y perdre et d’y passer le plus clair de notre temps, en laissant de coté l’histoire principale. La raison c’est qu’elles sont dans l’ensemble bien écrites et relativement variés dans leurs objectifs, en mettant souvent en scène des personnages hauts en couleurs. Cela ajoute une nouvelle couche à cette version fictive des rues de Tokyo, nous faisant constamment jouer avec un panel d’émotions assez varié. Les missions peuvent parfois être très sérieuses, mais également complètement déjantées. Une description qui pourra aussi coller à toutes les activités disponibles dans la ville et qui risque d’avaler un grand nombre d’heures sur notre temps de jeu. Les flambeurs pourront aller s’adonner à perdre leur argent au casino, tandis que les amateurs de sports pourront faire un peu de Baseball ou encore du Bowling. Le nombre d’endroits à visiteur à presque de quoi donner le tournis et on a vite fait de se perdre dans tous les activités qui nous sont proposés.

Plusieurs activités vous attendent dans la ville

Frappe dans la balle, mais surtout dans la tête

Et bien que ce remake de Yakuza ait bénéficié d’un gros dépoussiérage sur le plan visuel, c’est surtout du coté de son gameplay qu’il y a eu de gros changements. En faite, les développeurs se sont juste accaparé ce qui avait été proposé par Yakuza Zero. La série est plutôt réputé pour être un gros Beat’em All déguisé en monde ouvert et cet épisode n’y fait pas vraiment exception. Il est donc toujours possible de se déchainer sur tous les mafieux ou autres canailles qui défilent devant nous, à grand coups de poings ou de tatanes dans les endroits qui font bien mal. Pas besoin de vous dire quels gaillards en face n’hésiteront pas à faire de même et que les affrontements se transforment vite en baston général, notamment quand on doit faire face à plusieurs individus en même temps.

Certains adversaires plus coriaces, comme les boss, demanderont par contre qu’on y aille avec un peu plus de finesse. En tout cas il faudra les combattre en utilisant le style adéquat et au bon moment, afin d’utiliser les faiblesses de notre opposants. Comme dans Zero on pourra alterner entre quatre styles de combat : Beast, Brawler, Rush et Dragon de Dojima. Chaque style possède ses particularités, priorisant tantôt la vitesse pour une meilleure esquive ou encore de taper plus fort tout en étant moins agile. En plus de ça il est également possible, après avoir obtenus les capacités, d’enclencher la jauge de « heat » qui est en faite une sorte de mode de rage qui apportera une aura rouge autour de notre personnage. Avec son aide il sera possible de donner de plus gros coups et donc d’engendrer plus de dégâts. Évidemment, le revers de la médaille est qu’il suffit de se prendre un seul coup pour que la capacité s’interrompe.

On gagne ainsi en puissance durant notre progression et il est tout à fait conseiller de se lancer dans la découverte des objectifs secondaires, dans le but d’engranger le plus d’expérience possible et donc avoir accès à de nouvelle techniques ou capacités. Il est ainsi possible de mettre la main sur une foule d’améliorations passives ou actives qui nous aident grandement durant notre périple. Évidemment, on pourra aussi compter sur la présence d’un grand nombre de boutiques pour s’acheter des armes ou des accessoires très utiles. C’est un procédé assez classique et Yakuza Kiwami ne réinvente pas vraiment le genre, mais il s’approprie avec brio les mécaniques du premier épisode de la série, tout en modernisant ce qui avait besoin de l’être. C’est grâce à cela qu’on se retrouve dans un jeu immersif et qui nous proposer en plus un univers cohérent. Une petite merveille sonore et graphique qui n’a vraiment rien a envier à la concurrence.

 

En conclusion

Il est facile de tomber sur la facilité de nous pondre des remakes à tour de bras, sans gros efforts de la part de l’éditeur ou des développeurs. Et pourtant c’est laissant une chance à Yakuza Kiwami qu’on doit bien se rendre à l’évidence qu’il s’agit d’un remake de très haute qualité. Dix ans après sa sortie le jeu d’origine est conservé tout en y opérant un changement graphique complet, au point qu’on aurait presque l’impression d’avoir un nouveau jeu entre les mains. Et c’est quasiment le cas, puisque les nouveaux ajouts suffisent à eux seuls qu’on se plonge ou replonge dans l’aventure.

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