Test – Zheros : Quand il n’y a rien à sauver

En tant que développeurs indépendants, il devient de plus en plus difficile d’émerger. C’est pourquoi avec Zheros, dès le début, on se doutait qu’il ne fallait vraiment pas s’attendre à quelque chose qui sorte vraiment de l’ordinaire. Il faut dire que le genre du beat’em all n’offre pas vraiment de quoi varier les plaisirs, ce qui peut parfois donner des résultats assez décevants.

zheros-head

Classiiiiiiiique

Une vague histoire d’invasion robotique dans la galaxie et deux héros pour sauver tout le monde. C’est principalement la seule chose à retenir du scénario de Zheros, qui est juste là pour faire de la figuration et donner un semblant de cohérence, alors qu’on va juste être amené à avancer en ligne droite et taper sur tout ce qui viendra à porté de nos poings. Il ne faut donc pas s’attendre à grand-chose, on vous avait prévenu, et si la linéarité du jeu ne vous fait pas peur, peut-être que le reste arrivera à vous faire changer d’avis assez rapidement.

Pour ce qui est du gameplay, ne vous attendez pas à un miracle, il va simplement s’agir d’enchaîner les frappes lentes et rapides, dans le but de créer des combos. Ces derniers sont très limités au début, mais il sera possible d’attribuer des points à la fin de chaque niveau dans trois catégories afin d’améliorer nos attaques, notre bouclier ou notre tir de pistolet. Rien de folichon dans l’ensemble, puisqu’il va surtout être nécessaire de maintenir un multiplicateur le plus longtemps possible en enchaînant les coups sans laisser de temps mort, afin de remporter des points dans un tableau des scores qui va clôturer chaque stage.

Il faut clairement laisser de coté votre cerveau puisqu’on vous demandera seulement d’avancer en ligne droite et de massacrer les boutons de votre manette. Cette linéarité va vite se combiner avec un fort sentiment de redondance, et cela viendra du bestiaire d’ennemis qui aura bien du mal à se renouveler, sans parler des environnements qui seront pratiquement les mêmes du début à la fin. Il faudra attendre le deuxième monde pour vraiment avoir un peu de changement, mais encore faut-il avoir la patience d’y arriver.

Les décors sont très répétitifs

Les décors sont très répétitifs

Quand rien ne va plus

Il serait difficile de dire que Zheros est un mauvais jeu, car on a clairement vu bien pire ces derniers mois, mais on reste assez vite sur une forte lassitude en avançant dans le jeu. La faute à un gameplay et à une ambiance qui n’évolue pas, mais aussi par une difficulté acerbe et très mal dosée. Qu’un jeu soit difficile n’est que rarement un problème, car cela permet d’avoir un bon défi à surmonter. Mais quand cela incombe de devoir faire face à des ennemis qui nous font énormément de dégâts, et cela sans avoir le moyen de se soigner entre plusieurs vagues. Notamment quand on rencontre pour la première fois un type d’adversaires plus résistant, c’est tout de suite très frustrant. Et c’est quelque chose qui arrive continuellement au fil du jeu.

C’est un souci qui pourra être diminué en jouant à deux en local, puisque Zheros offre la possibilité de s’y adonné en coopération. Mais d’autres petits soucis apparaissent à ce moment là, comme l’impossibilité pour le deuxième joueur de rejoindre une partie en cours. Il faut obligatoirement recommencer le jeu au début et y consacrer une sauvegarde.  À cela se rajoute des moments de confusion totale, où il faut oublier toutes les notions de combos de nos personnages et on pourra seulement se résoudre à taper dans le tas, sans trop savoir ce qu’on fait. La faute en revient  à un jeu qui devient bien trop bordélique quand deux personnages jouables sont sur l’écran en compagnie de plusieurs ennemis. Et si en plus on vous dit que ces séquences nous offrent régulièrement de petits ralentissements, autant dire qu’on enfonce encore un peu plus le clou.

Sans qu’il soit profondément mauvais, rien ne sera vraiment à retenir de Zheros. Si l’on aurait pu pardonner son gameplay un peu old-school, c’est déjà un peu moins facile de le faire avec son ambiance sans âme et qui s’offre même le luxe d’être d’une redondance absolue. Au point qu’il suffira d’une seule partie pour ne plus supporter la musique aux sonorités répétitives et qui auront vite fait d’être coupé dans les options. Et quand on en arrive à ce point là, mieux vaut poser la manette ou passer à autre chose.

 

En conclusion

Peu importe dans quel sens on le regarde, Zheros est vraiment un jeu qui ne mérite pas qu’on s’y attarde. En plus de ne pas du tout être original dans son gameplay, le jeu possède une difficulté bien trop handicapante pour y prendre du plaisir. Mais le plus douteux reste sans aucun doute la redondance de notre progression, qui mettra la patience de pas mal de joueurs à rude épreuve. L’espoir aurait pu être d’avoir de la coopération en local à deux joueurs qui sauve un peu l’ensemble, mais même là, le jeu se trouve être tellement linéaire et sans saveurs, au point qu’il suffira d’une seule partie pour ne plus avoir envie d’y retourner.

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