The Last Tinker : City of Colors

Clin d’oeil sur The Last Tinker : City of Colors

Il est communément admis qu’il vaut mieux se tourner vers l’univers du jeu indépendant pour trouver un semblant d’originalité. Une vérité qui n’a rien d’absolue, mais qui engendre tout de même des productions qui méritent qu’on y porte un peu d’attention. C’est notamment le cas d’un jeu d’aventure très coloré et développé par Mimimi Productions, sur le moteur Unity.

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Une palette de couleurs

La ville de Colortown était jadis le berceau d’une nation qui vivait dans le bonheur, mais ce temps est bien révolu puisqu’aujourd’hui les habitants sont cloisonnés dans des quartiers à l’effigie de leur couleur respective. C’est dans ce contexte qu’on dirigera le jeune Koru, qui ne semble pas vraiment se préoccuper des querelles avoisinantes. Il faut dire que notre gentil babouin est un jaune paria et qu’il n’a pas vraiment d’affiliation. C’est certainement pour cette raison qu’il vit dans le dernier quartier libre de la cité, un endroit où l’on peut vivre en paix, peu importe son appartenance. Mais même cela est sur le point de changer, car on comprend vite que la situation est précaire et qu’il va falloir y remédier. C’est en tout cas ce que laisse présager la version presse que nous avons pu avoir entre les mains, qui sans surprise se termine par un soupçon de mystère. Laissant supposer que notre héros possède un destin hors du commun et que lui seul peut sauver son monde. Nous faisant miroiter une aventure, certes enfantine, mais qui ne semble pourtant pas dénué d’intérêt. Possédant même cette légère étincelle qui fait qu’on a envie d’en savoir un peu plus.

Malgré ses apparences de jeu de plates-formes, The Last Tinker : City of Colors en pourtant assez loin, car les seules phases de sauts qu’on a été amené à rencontré sont entièrement automatisées. Cela ne leur enlève pas le besoin d’un certain timing, particulièrement pour traverser un étang sur les bras d’un poulpe qui aura une forte tendance à nous vouloir faire boire la tasse. Cette ballade pour contourner une porte fermée, sera surtout l’excuse pour nous faire traverser un tutoriel bien pensé et qui fait œuvre de mise en bouche. Le chemin ne s’en trouve pas forcément linéaire, car il se présente à nous parfois des embranchements, notamment pour dénicher des bonus à collectionner. Notre première mission sera de participer à une course, mais il faudra pour cela avoir assez d’argent pour passer outre les frais d’inscription. Une ritournelle un peu facile pour nous faire traverser les rues de la cité, à la recherche d’un gagne-pain qui remplira un peu notre bourse. L’occasion de voir que les différentes zones de la ville, bien que très semblables, propose une belle variété dans leur architecture.

The Last Tinker : City of Colors The Last Tinker : City of Colors

Simple comme bonjour

Colortown est sur le point de subir de gros changements, mais avant d’en arriver là ou de participer à la course et découvrir la fourberie des rouges, on pourra faire un petit tour par le Dojo. De quoi admirer les talents de notre ami Koru au combat, faisant parler ses poings contre des adversaires qui reconnaissons le, n’ont pas bien de mordant. Héritant d’un système de combat auquel on est bien habitué de nos jours, nos ennemis se greffent d’un grand point d’exclamation au dessus de leur crâne avant de tenter de nous mettre un bourre-pif. De quoi avoir le temps d’esquiver dans une direction opposée, tout en revenant à la charge pour leur assené une mandale. Le tout est relativement simple d’accès et coïncide avec le fait que les affrontements semblent très ponctuels. Inutile dans ce cas de s’embarrasser avec quelque chose de trop compliqué. De l’autre coté, la mission à la ferme nous a fait entrevoir des mécaniques un peu plus abouties. Par le biais d’un monstre-champignon qui nous suit à la trace lorsqu’on siffle. Il faudra le faire gambader, parfois en le faisant rétrécir pour qu’il puisse passer en dessous des obstacles. Des ponts barrent ponctuellement notre chemin, qu’on doit contourner pendant que notre ami attend patiemment notre retour.

Des passages demandant un peu de réflexion et qui nous permettent aussi de contempler des environnements explosant de couleurs. Il faut dire que tout l’univers de The Last Tinker : City of Colors est assurément une joie pour nos mirettes. L’aspect carton pâte de Colortown ne fait qu’accentuer les éléments plus naturels dont sont parsemés les décors. Une atmosphère qui s’harmonisent à merveille et qui met en évidence une direction artistique cohérente et soignée. Ce qu’on retrouve aussi dans des personnages qui ne manquent pas de charme, voire d’humour, avec des dialogues qui nous font régulièrement sourire. Cette grosse démo presse se termine un peu en queue de poisson, nous laissant entrevoir un jeu aux ambitions modérées mais qui ne nous laisse pas de marbre. Bien qu’arborant un design enfantin, on en ressort plutôt satisfait de ce qu’on a pu y apercevoir. The Last Tinker : City of Colors est donc un titre à surveiller de près d’ici son arrivé cette été sur Steam et Playstation 4. Surtout que pour l’instant il n’a pas grand-chose à se reprocher et qu’il risque de se faire quelques adeptes d’ici là.

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